« La fin, c’est l’univers absurde et cette attitude d’esprit qui éclaire le monde sous un jour qui lui est propre, pour en faire resplendir le visage privilégié et implacable qu’elle sait lui reconnaître. » A. Camus, Le Mythe de Sisyphe.

L’exposition The End est un environnement où se croisent différents regards sur le caractère fragile et éphémère de l’existence. C’est la conscience de la finitude, comme expérience existentielle liée au temps et à l’espace,  sentiment d’absurdité lié à notre devenir. Cette conscience peut prendre différents chemins, nous accompagner ou nous perdre. C’est une question d’attitude : l’homme qui a saisi l’absurdité peut toujours choisir de regarder son horizon avec résignation, indifférence ou conviction. Albert Camus décrit l’homme absurde comme un individu capable d’accepter le caractère éphémère de la vie et de transformer cette acceptation en créativité. C’est la proposition des artistes invités à cette exposition collective par le laboratoire DERIVA : arracher au mot de la fin son pessimisme, pour le transformer en révolte, ironie, mystère ou légèreté. C’est ainsi que l’histoire ambiguë de The End a pris forme, entre noirceur et lueur, dans les sous-entendus privés de chaque artiste.

“The end is the absurd universe and that attitude of mind which lights the world with its true colors to bring out the privileged and implacable visage which that attitude has discerned in it » A. Camus, The myth of Sisyphus.

The exhibition The End is at the crossroads between different outlooks over the frailty and ephemeral nature of existence. It is the awareness of finitude as an existential experience linked to time and space; a feeling of absurdity connected to our becoming.
This awareness can take different paths, it can come with us or get us lost. It is a question of attitude: the one who seized the absurdity can always choose whether to look at their horizon with resignation, with indifference, or with certainty.
Albert Camus describes the absurd man as the one capable of accepting life’s ephemeral nature and translating it into creativity. The artists invited to this collective exhibition by the DERIVA laboratory use this approach: to tear any negativity off the word “end”, to turn it into rebellion, irony, mystery, or lightness. This is how the ambiguous story of THE END has taken shape, between darkness and light, within the inner world of each artist. 

Valeria Cetraro-Escougnou

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