Reflets, coïncidence. 

Une exposition de Muriel Leray et Anna Tomaszewski

10.01.15 – 14.02.15
commissariat : Deriva

  • < 1 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 2 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 3 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 4 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 5 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 6 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 7 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 8 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 9 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 10 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 11 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 12 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 13 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 14 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 15 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 16 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 17 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

  • < 18 / 18 >

    Vue de l’exposition « Reflets, coïncidence »
    Muriel Leray et Anna Tomasziewski

A.T. : Spectres et espaces d’existence.
M.L. : Des espaces que l’on ne peut pas peindre.
A.T. : Dualités invariables.
M.L. : Mais peut-être que pour eux c’était autre chose.

Dans son écrit « Bien au-delà de la peinture », Max Ernst décrit son tableau Le jardin de France (1962) comme « la rencontre fortuite entre deux réalités distinctes sur un plan non convenable »1.

Dans son texte « Constructeurs d’ambiances du mat building à la lave programmatique » 2, José Antonio Sosa reprend la description du tableau de Max Ernst comme étant l’un des paradigmes de « la rencontre fortuite de deux systèmes de représentation, entre deux environnements ou deux atmosphères, entre deux parties traditionnellement distinctes dans la peinture, la figure et le fond » 3. José Antonio Sosa poursuit son essai explorant les conséquences de la coexistence de ces deux éléments, la figure et le fond, sur un plan urbanistique et architectural.

L’exposition « Reflets, coïncidence » reprend le fil de cette histoire de coexistences par la rencontre de deux artistes, Muriel Leray et Anna Tomaszewski, au sein d’une exposition commune.
Il est encore ici question de figure et de fond dans un système de représentation qui n’est pas celui de la peinture, mais qui peut renvoyer à cette dernière, lorsque pour un instant les œuvres des deux artistes coïncident, dans un jeu de perceptions liées à l’espace et au mouvement, jouant sur le statut des vides, zones de transitions hybrides.

Muriel Leray ouvre l’architecture du lieu créant les cadres d’une représentation hors champ dont les paroles nous donnent des indices. Anna Tomaszewski projette des figures ambiguës et fragmentaires qui découpent l’espace et composent avec le vide, trompent l’oeil et se jouent de lui.
Par moments, nous pouvons saisir la rencontre fortuite, les reflets d’une coïncidence, entre les œuvres des deux artistes, dans le silence que Anna Tomaszewski et Muriel Leray s’opèrent à construire, afin de rendre perceptible leur langage.

« Ainsi la vision se dédouble : il y a la vision sur laquelle je réfléchis, je ne puis la penser autrement que comme pensée, inspection de l’Esprit, jugement, lecture des signes. Et il y a la vision qui a lieu, pensée honoraire ou instituée, écrasée dans un corps sien, dont on ne peut avoir idée qu’en l’exerçant, et qui introduit entre l’espace et la pensée, l’ordre autonome du composé d’âme et de corps. L’énigme de la vision n’est pas éliminée : elle est renvoyée de la « pensée de voir » à la vision en acte ».
Maurice Merleau-Ponty, L’Oeil et l’Esprit. 4

Valeria Cetraro-Escougnou et Edouard Escougnou

1 Max Ernst, “ Bien au-delà de la peinture ” (1936), dans Écritures, collection “ Le Point du jour ”, Gallimard, 1970, p. 252-256.
2 José Antonio Sosa, “Constructeurs d’ambiances : du mat-building à la lave programmatique”, in Quaderns, Barcelone, 1998, n°220, pp.90-98. 3 Ibid.
4 Maurice Merleau-Ponty, L’Oeil et l’Esprit, Editions Gallimard, 2014, p.54 [1re éd. Editions Gallimard, 1964]. 

Télécharger le communiqué de presse