Laura Gozlan - physical self

du 15 avril au 13 mai 2017

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    Vue d’exposition « Laura Gozlan – physical self », Galerie Escougnou-Cetraro, Paris
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Vue d’exposition « Laura Gozlan – physical self », Galerie Escougnou-Cetraro, Paris
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Vue d’exposition « Laura Gozlan – physical self », Galerie Escougnou-Cetraro, Paris
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Vue d’exposition « Laura Gozlan – physical self », Galerie Escougnou-Cetraro, Paris
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Vue d’exposition « Laura Gozlan – physical self », Galerie Escougnou-Cetraro, Paris
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Laura Gozlan, Breathing Skins #3, 2017
    Résine epoxy, fibre de verre, résine polyester, mousse extrudée, écran 5/4, player multimedia, enceintes stéréo. Vidéo, son, couleur, boucle 6mn
    58 x 48 x 23 cm. Unique
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Vue d’exposition « Laura Gozlan – physical self », Galerie Escougnou-Cetraro, Paris
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Vue d’exposition « Laura Gozlan – physical self », Galerie Escougnou-Cetraro, Paris
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Laura Gozlan, Inners Chains #5, 2017
    Tubes en pmma, résine époxy, vessies natatoires, ginseng, poulpe séché, câble dvi, câbles usb, aluminium, batteries
    110 x 10 x 7 cm. Unique
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Laura Gozlan, Breathing Skins #2, 2017
    Résine epoxy, fibre de verre, résine polyester, mousse extrudée, écran 5/4, player multimedia, enceintes stéréo. Vidéo, son, couleur, boucle 6mn
    58 x 48 x 23 cm. Unique
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Laura Gozlan, Sensorium, 2017
    Cire de palme, microcristalline, résine époxy, toile de verre, colorants, tube pmma, résine époxy, vessies natatoires, ginseng, poulpe séché, câble Ethernet, tube aluminium, collier de serrage, bois, résine polyester
    220 x 43 x 62 cm. Unique
    Courtesy de l’artiste et Galerie Escougnou-Cetraro

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    Laura Gozlan, Physical Self, 2017
    Installation vidéo In situ
    Vidéo 16:9, couleur, sonore, 11mn

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    Laura Gozlan, Physical Self, 2017
    Installation vidéo In situ
    Vidéo 16:9, couleur, sonore, 11mn

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    Laura Gozlan, Physical Self, 2017
    Installation vidéo In situ
    Vidéo 16:9, couleur, sonore, 11mn

  • < 15 / 17 >

    Laura Gozlan, Physical Self, 2017
    Installation vidéo In situ
    Vidéo 16:9, couleur, sonore, 11mn

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    Laura Gozlan, Physical Self, 2017
    Installation vidéo In situ
    Vidéo 16:9, couleur, sonore, 11mn

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    Laura Gozlan, Physical Self, 2017
    Installation vidéo In situ
    Vidéo 16:9, couleur, sonore, 11mn

Pour sa première exposition personnelle à la Galerie Escougnou-Cetraro, intitulée physical self, Laura Gozlan travaille la texture des images comme si c’était l’épiderme de la peau, évoquée, littéralement ou de manière élusive, par sa texture, sa couleur, son traitement, ses membranes. Discrète mais omniprésente, la présence du corps est suggérée par soustraction, par des intrications entre pierre et peau, ou par une opération plus frappante comme celle de la défiguration. Celle-ci affecte la figure dans son carcan, son appropriation identitaire et son narcissisme. Parmi les agents de défiguration on trouve : le dessin, c’est-à-dire le même médium qui, historiquement, a donné forme au visage humain ; les effets spéciaux dans les films de zombies, dont Laura Gozlan est amatrice, particulièrement ceux de Lucio Fulci, avec ses têtes qui frémissent à hautes températures et se décomposent sous le regard des spectateurs. Un troisième agent de défiguration est, de manière plus triviale, un mauvais scan avec la caméra infrarouge Kinect, car la technologie n’est pas ici employée pour le futur que son perfectionnement technique laisse apercevoir, mais pour ce qu’elle pousse à repenser au présent.

Dans son ensemble, l’exposition de Laura Gozlan est traversée par une latence narrative ou, plus précisément, par une durée, par un temps vécu loin du chronos. Il se manifeste, de manière impalpable, dans le white noise de sons et voix qui tissent des liens entre les pièces autant que, plus matériellement, dans les sculptures-écran et dans la projection d’images en mouvement réfractées. Habiter ce chronotope – qui évoque les ambiances dystopiques de la science-fiction saisissant moins un temps à venir qu’un temps parallèle – n’est pas le moindre défi lancé par physical self.

Extrait du texte de Riccardo Venturi, catalogue d’exposition physical self, paru le 13 mai 2017
Texte de Riccardo Venturi, graphisme de Myriam Barchechat. Co-édition Laura Gozlan, Anywave, Galerie Escougnou-Cetraro 

Purple.fr / 5 mai 2017
Tzvetnik.online / 3 mai 2017

KubaParis.com / 1er mai 2017
Les Inrocks – par Ingrid Luquet-Gad / 8 avril 2017