HARD FLOWERS
Wolf Cuyvers, Thomas Dunoyer de Segonzac, Laura Gozlan, Laura Porter, Andrés Ramirez

Commissariat d’exposition : Clara Guislain
du 14 mai au 18 juin 2016

  • < 1 / 18 >

    Vue de l’exposition Hard Flowers

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    Vue de l’exposition Hard Flowers

  • < 3 / 18 >

    De droite à gauche:
    Andrés Ramirez
    1.87 effective / affective rotation – a few steps across
    1.716 hold the shine / temporize absorption – a few steps inside,
    2016
    Andrés Ramirez
    re-call / 051 generates tension, 2015

  • < 4 / 18 >

    Vue de l’exposition Hard Flowers

  • < 5 / 18 >

    Andrés Ramirez
    re-call / 051 generates tension, 2015

  • < 6 / 18 >

    Vue de l’exposition Hard Flowers

  • < 7 / 18 >

    Laura Gozlan
    Mold II, 2016

  • < 8 / 18 >

    Laura Gozlan
    Mold II, 2016

  • < 9 / 18 >

    Laura Gozlan
    Mold II, 2016

  • < 10 / 18 >

    Vue de l’exposition Hard Flowers

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    Vue de l’exposition Hard Flowers

  • < 12 / 18 >

    Vue de l’exposition Hard Flowers

  • < 13 / 18 >

    Thomas Dunoyer de Segonzac
    D’après Poussin (le printemps), 2015

  • < 14 / 18 >

    Laura Porter
    Float, 2016

  • < 15 / 18 >

    Laura Porter
    Float, 2016

  • < 16 / 18 >

    Wolf Cuyvers
    Support, 2016

  • < 17 / 18 >

    Wolf Cuyvers
    Support, 2016

  • < 18 / 18 >

    Andrés Ramirez
    martyr chrome_27Hrz_32Hrz_100Hrz_
    749Hrz_783Hrz, 2015

Une oeuvre est comme une bulle qui remonte à la surface de la mer, trace empirique d’une activité linguistique souterraine et inaudible, et que seuls les autres au-dessus du niveau de la mer peuvent percevoir et s’affairer à en-senser.

Hard Flowers fait écho à des formes non tempérées de germinations, un écosystème en larsen, un effort de désaxement, à une communication parasitaire qui pousse et prolifère par le dessous à défaut de pouvoir s’élancer.
Loin de tendre vers le jardinage spirituel, une ironie matérialiste émane de toutes les propositions : qu’il faille en revenir, dans un contexte que l’on qualifie de fluide, d’immatériel à l’idée d’une métaphore «durcie», revient à transformer le rhizome-en potentiel projectile.

Le projectile est, comme la fleur de pierre, sans racines. Comme le signal lancé depuis un émetteur, il peut se déformer, se dégrader dans son mouvement qui l’amène au récepteur. Ces signaux errants, porteurs d’une pesanteur et d’une force d’occupation toxique jouent simultanément de l’obstruction et de la transmission, de la germination et de l’interruption, du contact et de l’impact, de la défaillance et de l’hypothèse constructive.

Hard Flowers est une exposition à intervalles irréguliers. Elle manifeste des écarts semblables à ceux qui séparent une suite d’impacts de ricochets, des contacts semblables aux ondes qu’ils tracent et finissent par se rejoindre.

Clara Guislain