Palm Beach

12.09.13 – 20.11.13

Isabelle BlancEdouard EscougnouCamille Hervouet, Julien Lombardi.

Palm Beach est une vision exotique de la banalité urbaine, l’exploration de l’imaginaire collectif et personnel que la ville éveille en chacun. C’est aussi la représentation de l’extrême décalage qui peut exister entre la réalité et le rêve. Phantasmes nocturnes, voyages cinématographiques et littéraires se succèdent dans un déplacement continuel du contexte, depuis le réel, jusqu’à la projection de celui qui le saisit. Il n’existe plus de lieu géographique de référence mais un territoire mental que les photographes de SEE STUDIO éclairent d’une lumière personnelle. La subjectivité des reportages devient le moyen de rester au bord de la réalité pour mieux en saisir la relativité et les nuances. Le brouillard nocturne d’Isabelle Blanc transforme la réalité en fic- tion, là où tout peut arriver. C’est une vison cinématographique de la nuit, celle qui attend un évènement, celle qui cache un secret. Saisissant une réalité en marge, en équilibre instable, contrainte à l’exclusion, le voyage périphérique d’Edouard Escougnou souffle paradoxalement un sens de liberté. Les couleurs, le mouvement et le vide nous parlent d’une vie ailleurs. Des maisons, des couleurs, et le ciel de nos rêves. Les pavillons de banlieue, éclairés par Camille Hervouet, ont manifestement trouvé leur mise en scène. Les habitants ne son pas là mais nous pouvons entendre leur satisfaction, celle de vivre dans un monde moderne où tout semblerait être meilleur. La dérive de Julien Lombardi décèle des morceaux d’intimité à travers l’hostilité de la ville. La pauvreté devient un abris lumineux, un décor rassurant et familier.

Palm Beach is an exotic way to look at the banality of urban life, to explore the collective and personal imagination that the city evokes in everyone. It also represents the extreme shift that exists between reality and dream. Night ghosts, cinematographic and literary journeys follow one another in a continuously changing context, starting from reality and leading up to the projection of the ones that seize it. The geographic reference frame disappears into a place of the mind onto which the photographers of the SEE STUDIO shed a personal light. The subjective take of the photographic features becomes the medium to linger at the outskirts of reality and better capture its relativism and shades.

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