Conférence performative

Au-delà de l’image, son épaisseur. 

samedi 13 décembre 2014 – 17h00/20h00

À l’occasion de la parution du catalogue Au-delà de l’image, artistes, critiques et commissaires  reviennent sur les questions soulevées par l’exposition… sur les possibles du médium photographique dans le champ de l’art. Lectures, projections, performances, impressions critiques, alimenteront le débat, élargissant les limites de l’exposition collective.

À une époque où l’on dénonce sans cesse notre soumission au bombardement des images, publicitaires, télévisées, cinématographiques ou informatiques, il semblerait qu’un retournement de situation est en acte. Les artistes seraient en train de prendre possession des images pour les plier dans le sens de leurs recherches, suivant des articulations proches de l’écriture. Les images, chargées d’une épaisseur temporelle, spatiale et conceptuelle, participent à la construction d’un langage inhérent à des œuvres hybrides qui échappent à la catégorisation des médiums.

C’est dans la continuité de ce constat que nous avons imaginé la possibilité d’une conférence vivante et performative, par le fait d’accueillir de nouvelles stratifications de sens, suivant des connexions librement définies à travers l’épaisseur de l’image.

Valeria Cetraro-Escougnou et Edouard Escougnou

Les intervenants et les propositions qui viendront s’immiscer au cours du débat où simplement le perturber par leur présence :

Léa Bismuth (critique d’art et commissaire d’exposition indépendante) nous parlera de la dimension spectrale de la photographie. Dans la continuité de son article “Photographier poétiquement” paru dans le numéro spécial d’Art Press, La photographie, un art en transition (trimestriel n.34).

Thomas Fort (critique d’art et commissaire d’exposition indépendant) nous proposera une lecture d’après Susan Sontag, Sur la photographie : œuvres complètes I, Paris, Christian Bourgois éditeur, 1973-2008.

Clara Guislain (critique d’art et commissaire d’exposition indépendante) partagera avec nous son analyse de l’œuvre de Mike Kelley “The Poltergeist : image-excès, image-défaut ”.

Jean-Baptiste Lenglet (artiste) invite Valentin Lewandowski (artiste) avec sa performance H ( 2013- 2014 ).

Aurélie Pétrel, donne la parole à son œuvre, avec l’installation sonore de l’anthropologue Anne Jarrigeon. Il s’agit d’une prise de parole en différée, issue d’échanges entre Aurélie Pétrel et Anne Jarrigeon, réalisée dans le cadre de Partitions, l’exposition personnelle de l’artiste, au Centre d’art de Clamart en juin 2014.

Pia Rondé (artiste) et Fabien Saleil (artiste) introduisent dans l’exposition l’image en mouvement, avec une vidéoprojection inédite de Marie Lancelin (artiste).

À la suite de la conférence, Alexandre Maubert (artiste) et Atsunobu Kohira (artiste) réaliseront une performance pendant la durée d’une projection. Cette dernière est extraite de la vidéo-installation Through the grid presentée par les deux artistes à la Nuit Blanche de Kyoto en 2013. 

Valentin Lewandowski, H, 2014. Performance, dans le cadre de la conférence performative  Au-delà de l’image, son épaisseur.