Deux

samedi 20 février 2016 à 18h00

Conférence de Léna Balaud et Bernard Aspe dans le cadre de l’exposition personnelle de Muriel Leray, OBSCENE. 

« Car ce qu’il y a à penser, c’est bien l’expérience d’une division. Par « division », on entendra ici qu’il y a bien du deux, mais en tant que celui-ci ne correspond pas à 1+1, c’est-à-dire à une dualité de termes tout d’abord isolables l’un de l’autre. Disons pour le moment que la division telle que nous l’entendons correspond moins aux pôles d’une polarité qu’à la tension qui existe entre ces pôles, ou plus exactement à l’existence de la polarité elle-même – étant entendu qu’une polarité peut se défaire, autrement dit, qu’une division peut donner lieu à une déchirure. Là où il y a division, celle-ci peut donner lieu à une séparation radicale, comme dans le cas où des ennemis se font face. Mais elle peut aussi être l’espace d’un travail, par lequel le deux est maintenu en tant que tel. »

Intervenants : 

Bernard Aspe est philosophe. Il a enseigné, puis s’est consacré à la recherche et à l’écriture. Il s’est intéressé plus particulièrement à la philosophie de Gilbert Simondon et aux portées du concept de transindividuel pour la pensée de la relation, du collectif et de la politique. Il a participé aux comités de rédaction des revues Persistances, alice, exemple. Ses ouvrages majeurs sont L’instant d’après, aux éditions La Fabrique, Les mots et les actes, aux éditions Nous, et Les fibres du temps, à paraître. Il vient de publier un livre consacré à l’œuvre de Jacques Rancière, Partage de la nuit, aux éditions Nous.

Léna Balaud est agricultrice. Diplômée d’école d’ingénieur en agronomie, elle s’est consacrée à l’étude de la philosophie en lien avec la politique. Elle s’intéresse plus particulièrement à l’articulation entre commun et altérité dans les champs des questions de genre, d’écologie et d’organisation. Elle a participé au comité de rédaction de la revue exemple, et publié un article dans le premier numéro cette revue.