SEL, 2016

Film HD et Super 8/ Couleur/ Sonore
Œuvre produite par Artois Comm. avec le soutien de la DRAC Île-de-France et du Pavillon Neuflize OBC 

Épure, 2015

Film HD/ 2mm30/ Couleur/ Sonore
Œuvre produite avec le soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques (FNAGP)

Rouge, 2014

Video HD / Film 16 mm et Super 8

Des verriers produisent une matière brute, rouge. On ne voit de leur savoir faire que leurs mains, leurs gestes, des outils posés dans l’atelier. Comme une force primitive, une matière scintille, où se mêlent le rouge incandescent et   des transparences dorées. Devenue poudre rouge parsemée d’éclats de verre, elle est charriée dans des brouettes. Une vue plus large de l’atelier montre les brouettes alignées, de grandes machines qui semblent fonctionner seules. Le film convoque différentes temporalités, l’action ancestrale de l’homme pour transformer la matière ressurgit sous les machines industrielles.

Climats, 2014

Video HD/ couleur/ 6min

Climats a été tourné dans l’atelier de Rebecca Digne au retour de son voyage au Japon. Au centre de l’espace est disposée une maquette de l’atelier à l’échelle 1/33 dont le sol est couvert de terre noire. Une pluie artificielle inonde la pièce et sature l’image. Cette vidéo constitue une étape dans la carrière de l’artiste qui travaillait jusque-là avec de la pellicule 16 mm et Super 8. A partir d’un geste simple et non-narratif, Rebecca Digne démontre que le cinéma est moins une affaire de format que de syntaxe entre des espaces et des durées – quotidiens et rituels.
Gallien Déjean, Mai 2014

Architecture, 2013

Video/ Couleur/ min/ Sonore
Realisé avec le soutien du Pavillon Neuflize OBC

Thym, 2012

photographie sur diapositive

Rassembler – Fouiller, 2011

Films 16 mm / Double projection 16 mm en boucle/ 2m30/ Muet

Une installation en diptyque de deux films 16 mm projetés. D’une part Rassemble, une femme s’empresse de fourrer des vêtements dans un sac, vide un placard. Plans du visage de la femme, et de ses mains en action. De l’autre Fouiller. Concentrés, trois hommes vident le contenu d’une fourgonnette et éparpillent au sol les vieux vêtements et les objets à mettre au rebut. La camera est resserrée sur le haut de leurs corps vus depuis l’intérieur du véhicule. La précipitation de leurs gestes et le son des projecteurs 16 mm inscrivent un sentiment d’urgence. 

Creuser, 2011

Film Super 8 transféré en numérique/ couleur/ muet/ 1min30

“À limage, une matière épaisse, granuleuse et noire, dune densité extrême et un geste frénétique de la main qui creuse la terre comme « on creuse son trou ou sa tombe ». Ce geste est bien primitif, laborieux, mais il devient pictural lorsque l’écran se sature de matière en mouvement.
Léa Bismuth, Le Quotidien de l’art n°
482, 2013

Cueillir, 2010

Film Super 8/ couleur/ 2min30
Son : Léon Spek et Rebecca Digne
Realised with the support of the Rijksakademie voor Beeldende Kunsten

A travers un feuillage, on entr’aperçoit les mains de deux hommes qui manoeuvrent une barque de fortune. Ils évoluent en ramant avec difficultés. Au premier plan, des branches, puis les mains qui cueillent des mûres et les portent à leur bouche.

Mains, 2010

Film 16mm/ couleur/ muet/ 1min15s
Realised with the support of the Rijksakademie voor Beeldende Kunsten and Musée d’Art Moderne de la ville de Paris

Face à face avec un jeune homme immobile, aux mains levées, vêtu d’une parka vert militaire, sur fond de feuillage animé par le vent. Gros plan sur sa main droite maculée de terre, puis sur son visage impassible. Seul le clignement de ses yeux et les légers mouvements de ses bras animent cette figure.

Cérémonie du Thé, 2009

Film Super 8/ Couleur/2mn30/ muet

Cadre fixe sur un bol en porcelaine, rempli d’eau, posé sur une natte. Vu de dessus, il se détache comme un disque irradiant, presque immatériel. A plusieurs reprises, des mains enserrent le bol, le soulèvent lentement, le contemplent et le reposent. Le changement du reflet dans la blancheur de l’émail marque la diminution du liquide. Une nuque s’incline à travers le cadre de l’image. Le bol est à sa place, vide maintenant. 

Kino peinture, 2008

Film 16mm/ Couleur/ muet/ 1min

Sur le mur dun espace dexposition se déploie une image qui dabord semble fixe : une jeune femme, tournée vers la caméra, regarde le spectateur avec dans ses yeux une étrange expression dinquiétude ou deffroi. Dans un deuxième plan, plus large, où elle conserve la même attitude, on découvre quelle est assise seule dans un cinéma dont l’écran reste vierge. Le troisième et dernier plan, où le cadrage est à nouveau resserré, rend son regard plus intense encore et lon note les discrets indices de sa respiration. Puis ces trente secondes recommencent dans une boucle infinie qui accuse linsistance de la scène et lexpose à une usure toujours plus périlleuse.Alain Cueff, Catalogue du55ème Salon de Montrouge, 2010

Matelas, 2008

Film 16 mm/ noir et blanc/ 1min30

Plan frontal d’un matelas au tissu rayé. Le matelas se soulève, se contorsionne, bascule. Des mains l’agrippent, le retiennent, un corps s’échappe par intermittences. Le montage saccadé, la répétition des plans créent un corps à corps sans cesse recommencé. Le matelas, objet habituellement figé, habite l’espace et envahit l’image.

Datcha, 2007

Film Super 8/ couleur/ muet/ 1min40

Travelling sur une ligne d’horizon ponctuée de deux arbres qui créent une profondeur. Apparaît ensuite une maison noire percée d’une fenêtre illuminée. L’horizon se recourbe, la maison se renverse sur le toit et une lumière s’en échappe.

Scalare, 2006

Film Super 8/ noir et blanc/ muet, 27″

Une religieuse traverse une cour intérieure. La séquence est passée trois fois, à chaque fois en plan plus rapproché sur cette figure vue de dos. Le rythme de sa démarche, les pans de son habit qui volent prennent l’ampleur d’une chorégraphie abstraite.