Rebecca Digne, Climats, 2014
Video HD | Couleur | 6 mn 30

Rebecca Digne est née en 1982 à Marseille. Elle vit et travaille à Paris.
Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris avec les félicitations du jury, puis résidente pendant deux ans à la Rijksakademie Van Beelden Kunsten à Amsterdam en 2010-2011. Elle suit ensuite le programme du Pavillon, laboratoire de création au Palais de Tokyo en 2013-2014 à Paris. Parmi ses expositions récentes :  « La Ville au Corps », Carreau du Temple (2016), « Les pieds dans le plat », La Forme au Havre (2016) « Au-delà de l’image (II) » Galerie Escougnou-Cetraro, Paris (2015),  « Visio : Next Generation Moving Images », Palazzo Strozzi à Florence (2015),  « Climats Artificiels » (2015) à la Fondation EDF à Paris, « 100 ans plus tard » au Palais de Tokyo à Paris (2014),  « AB Show » à la Nomas Fondation à Rome,  « Facing Mercurio & Mains » à la galerie Jeanine Hofland Contemporary Art, Amsterdam (2012) ,  « Tapis Volants », Villa Medici à Rome, et Musée des Abattoirs à Toulouse (2012), « Vesuvio », Maison Descartes, Amsterdam (2012), « Dynasty » au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Palais de Tokyo à Paris (2010). Elle participe la même année au 55e Salon d’art contemporain de Montrouge. Son travail fait partie de la collection du Centre National D’art Moderne – Centre Georges Pompidou, Paris, de la Seven Gravity Collection et de plusieurs collections privées en Europe. En 2016 elle est « Coup de cœur  » du Prix LE BAL de la jeune création avec l’ADAGP, et lauréate du Prix « Talents contemporains » de la Fondation François Schneider. 

Les pièces que Rebeccca Digne réalise sont des installations de films, vidéos et photographies. L’image, à la fois sujet et médium, est exploitée comme un territoire où s’entremêlent des enjeux liés à la question de l’attente, du temps, de l’identité, du geste ou du rituel. Ses oeuvres récentes doivent leur titre à un verbe d’action (Rassembler, Fouiller, Creuser, Cueillir), sa pratique peut elle aussi se résumer à un simple verbe : filmer. Filmer comme geste, comme action et comme rapport au monde. Son travail de l’installation est aussi une partie essentielle de sa pratique avec l’intention de positionner le regardeur pour qu’il soit actif et face à une expérience. Ses pièces sont courtes et projetées en boucle, de telle façon que nous ne sommes jamais ni à la fin ni au début, mais toujours au centre de la pensée. Rebecca Digne utilise le geste comme un élément de pensée, de transmission, de résistance et de transformation; elle utilise la couleur pour sa matérialité et ses capacités d’évocations.