Pierre Clément est né en 1981 en France. Il vit et travaille à Paris .

Après avoir obtenu son diplôme à l’ESA des Pyrénées, Pierre Clément a été récompensé par de nombreux prix et bourses, parmi lesquelles, en 2013 et 2016, l’Aide individuelle à la création de la DRAC Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. En 2014 il est sélectionné au 59e Salon de Montrouge et l’année suivante il est lauréat du prix Mezzanine Sud (Les Abattoirs, FRAC Midi-Pyrénées). En 2017, dans le cadre de sa résidence à l’espace d’art Lieu Commun (Toulouse, France) il est finaliste du Grand Prix Occitanie d’Art Contemporain et il est sélectionné, la même année, à la 67e édition de Jeune Création (exposition en juillet 2017 à la Galerie Thaddeus Ropac, Pantin).
Parmi ses expositions personnelles récentes : « Keep your master channel sync’d with your master channel », à Maison Salvan (Labège, France) en 2017; « Just the same infinite » à Ultrastudio (Pescara, Italy) en 2016; « Pttrn/Ptnt » à Les Abattoirs / Frac Midi Pyrénées (Toulouse, France) et « Transcom Primitive » à la XPO Gallery (Paris, France) avec le commissariat de Marianne Derrien, en 2015.

Son travail a été aussi montré dans le cadre d’expositions collectives et en duo, notamment « run, run, run » à la Villa Arson (Nice, France), « Higher state of consciousness » à la Cité Internationale des arts de Montmartre (Paris), « Corazon » à BB5000 STUDIO (Milan, Italie) en 2016; « Temporary arrangement » à Glassbox (Paris) et « We wanted to be better & ended up being happy » à la Galerie Joseph Tang (Paris), en 2015.

Entre sens et non-sens, Pierre Clément continue sa quête au sein des origines de l’image, de sa signification et de sa constitution. Pauvreté des moyens et simplification des gestes, Pierre Clément constitue des assemblages de signes à partir d’objets usinés révélant notre surconsommation visuelle. Des images trouvées via google image aux dessins industriels « verrouillés » par la propriété intellectuelle, Pierre Clément crée des leurres en falsifiant les matières, en se réapproriant des techniques à la fois de pointe et manuelles. Ses œuvres piègent ainsi le regard vers une éventuelle déception. C’est dans ce double mouvement entre séduction et répulsion que ses œuvres sabotent et perturbent nos visions conformées voire formatées et normées. À partir de ces gestes questionnant la sculpture, le design et les technologies, Pierre Clément révèle les failles d’un fonctionnement et d’un système où l’erreur ne serait plus humaine et donne ainsi à chacune de ces formes une autre histoire emplie de fictions et de nouvelles symboliques.
(Marianne Derrien) 

Image : Pierre Clément, Silkroads, 2017