Convection #2, 2013. 
Photographie, peinture photosensible, encre, laiton.
117 x 90 cm. Unique.

Pia Rondé est née en 1986 à Grasse, elle vit et travaille à Noisy-le-Sec.
Fabien Saleil est né en 1983 à Ségur, il vit et travaille à Noisy-le-Sec.
Ils ont été sélectionnés à Jeune création 2013. En novembre 2014 ils ont participé à l’exposition « Au-delà de l’image » à la Galerie Escougnou-Cetraro (anciennement Galerie See studio) et à l’exposition « La légende des origines » à la galerie Maubert à Paris. Depuis juin 2014 ils sont représentés par la Galerie Escougnou-Cetraro où ils présentent leur exposition personnelle en mars 2016, avec le commissariat de Léa Bismuth. Ils ont obtenu en avril 2015 la bourse de soutien pour une recherche artistique du CNAP (Centre National des Arts Plastiques) et plus récemment l’aide à la première exposition personnelle du CNAP (Centre National des Arts Plastiques).

Depuis désormais quatre ans, Pia Rondé et Fabien Saleil travaillent ensemble. La rencontre des deux artistes, au croisement de la sculpture et de la photographie, se réalise dans la création d’un paysage commun.
Leur travail autour de la pratique du sténopé, articule une réflexion sur les techniques de reproduction, de transfert, d’altération chimique de la perception par l’image. Parallèlement, ils interrogent des notions sculpturales liées autant à la mise en scène d’objets et de sculptures dans les espaces choisis pour les prises de vue, autant à la mise en espace de l’œuvre photographique elle-même, devenue matériau structurant des volumes, véritable matière de construction ou de déconstruction. Leurs œuvres prennent vie suivant un enchainement de créations successives qui dérivent les unes des autres, par l’articulation renouvelée entre plusieurs techniques, supports et médiums. Un même sujet, sculpté gravé ou photographié peut prendre différentes formes suivant le médium avec lequel les artistes choisissent de filtrer leur regard. Jusqu’au moment où les filtres se superposent, en brouillant notre perception de la technique, jusqu’à la faire disparaître, laissant la place à la densité sensible de l’œuvre.