Andrés Ramirez est né en 1981 à Bogota, il vit et travaille à Paris.
Diplômé en 2008 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Andrés Ramirez intègre le post-diplôme de la Seine et participe parallèlement entre 2010 et 2011 à plusieurs projets comme NK Zine présenté à New York, à Milan et à Rome, ou encore à l’exposition « Studio Romance » à La Vitrine. En 2011, il expose son travail au 56° Salon de Montrouge et est invité l’année suivante en résidence à la Fondation d’Entreprise Hermès. En 2013, il expose au Palais de Tokyo dans l’exposition « Condensations », à La générale en manufacture de Sèvres, et à EXO (Paris), et réalise deux résidences en collaboration avec Elise Vandewalle, au Parc-Saint-Leger (Pougues-les-Eaux) et à Glassbox (Paris). En 2014, il expose à Séoul dans le cadre de la Fondation d’entreprise Hermès, ainsi qu’à TLÖN (Nevers). En mars 2015, parallèlement à sa première exposition personnelle à la Galerie Escougnou-Cetraro (Paris), il réalise un nouveau projet d’installation à l’espace EXO (Paris) et collabore avec Jonas Delaborde au CAP Saint-Fons. En janvier 2016, Andrés Ramirez présente l’installation R-O-R’ / befriending with spirits, dans le cadre de la 66e exposition de la Jeune Création à la Galerie Thaddeus Ropac (Paris-Pantin). En 2016 et 2017, il participe aux expositions collectives « Naturally Obscure » à Passerelle Centre d’art contemporain de Brest, « Au-delà de l’image III » à la Galerie Escougnou-Cetraro, Paris. En juin 2017, il réalise « 17 squares is a love song. Backwards » sa deuxième exposition personnelle à la Galerie Escougnou-Cetraro . 

Fondé sur l’analyse, la réappropriation et le détournement de paradigmes de la production industrielle et de la communication visuelle, le travail d’installation d’Andrés Ramirez assume un arbitraire poétique, une forme de romantisme spectral, quasi psychotropique. Son travail s’appuie sur une hypothèse : une hétérogénéité originelle de l’oeuvre, une pluralité structurelle. Dès lors, les installations, les sculptures ou les images qu’il organise ne répondent pas à des enjeux techniques, esthétiques ou conceptuels de manière directe mais investissent les intervalles, parfois les tensions, qui les séparent. Les différents média qu’il emploie sont mis en interaction constante et constituent des chaînes d’élaboration et de production complémentaires, visant à constituer ce que l’artiste envisage comme un « infra-media », en opposition à la qualification de « super-média » régulièrement attribué à l’installation.
Dans le travail de Andrés Ramirez il y a bien une intrication dé-hiérarchisée (mais absolument non anarchique, très organisée) entre des aspects du minimalisme et du psychédélisme, du haut modernisme et du design industriel, de l’art d’appropriation et de modèles mathématiques, de la culture noise industrielle et de la peinture classique. Dans son rapport au système de la production industrielle, l’artiste retient la nature spécifique des formes techniques ou de la communication contemporaine, déterminées par des nécessités d’efficience symbolique, de modularité mécanique et de rentabilité économique. Ces spécificités formelles sont utilisées et détournées pour définir un degré d’incertitude ; la forme révèle son intentionnalité mais est maintenue à l’écart de sa subordination, livrée au suspens esthétique et réagencée dans un ordre poétique autonome. Ainsi ces logotypes, ces structures architectoniques ou ces écrans-peintures, ne délivrent plus leurs messages, leurs contenus programmés que de manière cryptée, elliptique et ambigüe. 

LL / FF second vision, 2013.
Matériaux divers, dimensions variables.
Vue de l’exposition « Barbarie », une proposition 
d’ Elisa Rigoulet pour la FIAC Off à la générale de Sèvres.

PRESSE et média (sélection)

Daily Lazy.com - juin 2017
Scandale project.com - juin 2017

Tzvetnik.online  mai 2017
Artaissime - par Sylvie Fontaine – n.16 / mai 2017
Le Chassis par Victor Mazière / janvier 2016
Point Contemporain / 16 janvier 2016

Le Quotidien de l’Art  - par Julie Portier / septembre 2014
Géométrie des souffles amnésiques - par Clara Guislain
Pensée plastique - par Nicolas X. Ferrand