LL / FF second vision, 2013.
Matériaux divers, dimensions variables.
Vue de l’exposition « Barbarie », une proposition 
d’ Elisa Rigoulet pour la FIAC Off à la générale de Sèvres.

Andrés Ramirez est né en 1981 à Bogota, il vit et travaille à Paris. 
Diplômé en 2008 de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Andrés Ramirez intègre le post-diplôme de la Seine et participe parallèlement entre 2010 et 2011 à plusieurs projets comme NK Zine présenté à New York, à Milan et à Rome, ou encore à l’exposition « Studio Romance » à La Vitrine. En 2011, il expose son travail au 56° Salon de Montrouge et est invité l’année suivante en résidence à la Fondation d’Entreprise Hermès. En 2013 il expose au Palais de Tokyo dans l’exposition « Condensations », à La générale en manufacture de Sèvres, et à EXO (Paris), et réalise deux résidences en collaboration avec Elise Vandewalle, au Parc-Saint-Leger (Pougues-les-Eaux) et à Glassbox (Paris). En 2014, il expose à Séoul dans le cadre de la Fondation d’entreprise Hermès, ainsi qu’à TLÖN (Nevers). Parallèlement à sa première exposition personnelle à la Galerie Escougnou-Cetraro, il réalise un nouveau projet d’installation à l’espace EXO (Paris), participe à La Confidentielle de l’YIA (Paris) et collabore avec Jonas Delaborde au CAP Saint-Fons en Mars 2015. En septembre et octobre 2015 sont travail est présenté successivement à la Docks Art Fair (Lyon) et à la YIA Art Fair (Paris). En janvier 2016 Andrés Ramirez présente l’installation R-O-R’ / befriending with spirits, dans le cadre de la 66e exposition de la Jeune Création à la Galerie Thaddeus Ropac, Paris-Pantin. Depuis octobre 2014 il est représenté par la Galerie Escougnou-Cetraro.

Fondé sur l’analyse, la réappropriation et le détournement de paradigmes de la production industrielle et de la communication visuelle, le travail d’installation d’Andrés Ramirez assume un arbitraire poétique, une forme de romantisme spectral, quasi psychotropique. Son travail s’appuie sur une hypothèse : une hétérogénéité originelle de l’oeuvre, une pluralité structurelle. Dès lors, les installations, les sculptures ou les images qu’il organise ne répondent pas à des enjeux techniques, esthétiques ou conceptuels de manière directe mais investissent les intervalles, parfois les tensions, qui les séparent. Les différents média qu’il emploie sont mis en interaction constante et constituent des chaînes d’élaboration et de production complémentaires, visant à constituer ce que l’artiste envisage comme un « infra-media », en opposition à la qualification de « super-média » régulièrement attribué à l’installation.
Dans le travail de Andrés Ramirez il y a bien une intrication dé-hiérarchisée (mais absolument non anarchique, très organisée) entre des aspects du minimalisme et du psychédélisme, du haut modernisme et du design industriel, de l’art d’appropriation et de modèles mathématiques, de la culture noise industrielle et de la peinture classique. Dans son rapport au système de la production industrielle, l’artiste retient la nature spécifique des formes techniques ou de la communication contemporaine, déterminées par des nécessités d’efficience symbolique, de modularité mécanique et de rentabilité économique. Ces spécificités formelles sont utilisées et détournées pour définir un degré d’incertitude ; la forme révèle son intentionnalité mais est maintenue à l’écart de sa subordination, livrée au suspens esthétique et réagencée dans un ordre poétique autonome. Ainsi ces logotypes, ces structures architectoniques ou ces écrans-peintures, ne délivrent plus leurs messages, leurs contenus programmés que de manière cryptée, elliptique et ambigüe. 

PUBLICATIONS ET TEXTES (sélection)

Le Chassis par Victor Mazière / janvier 2016
Point Contemporain / 16 janvier 2016

Le Quotidien de l’Art  - par Julie Portier / septembre 2014
Géométrie des souffles amnésiques - par Clara Guislain
Pensée plastique - par Nicolas X. Ferrand